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Igor Martinovsky, un russe blanc à Paris


Igor Martinovsky, mon arrière-grand-père paternel, est né à Ouman, en Russie (actuelle Ukraine) en 1900 et décédé à Paris en 1965. Cet ancêtre est le plus mystérieux de ma généalogie: le peu de renseignements fiables que j'ai en ma possession couplé à un folklore familiale assez incroyable, m'ont poussé à faire des recherches particulièrement laborieuses afin d'avoir le fin mot de son histoire.



Victoire Ernestine Degournay, épouse isarienne du 19ème siècle


Victoire Ernestine Degournay a vu le jour à Haussez en Seine-Maritime. C'était une petite commune de 700 habitants, située en zone limitrophe avec l'Oise, dans laquelle ses parents se sont mariés et où elle a passé son enfance.
Elle est née le 22 mai 1823 dans la demeure de ses parents, Guillaume Degournay, manouvrier et Marie-Madeleine Tricot. Ses parents sont déjà mariés depuis 5 ans et elle est la petite dernière de trois filles.

Désiré Isidore Roulland, herbager en Pays de Bray au XIXe siècle

Aujourd'hui, j'ai choisi de partager avec vous la vie de mon ancêtre Désiré Isidore Roulland (sosa 40). Pour écrire son histoire, j'ai suivi les conseils d' Elise du blog Auprès de nos Racines qui propose une méthodologique très complète en 26 questions.

L'enfance de Désiré Isidore Roulland


Désiré Isidore Roulland est né et a passé son enfance à Hodeng-Hondenger, en pays de Bray. C’est une petite commune d’à peine 500 habitants, qui avait déjà vu naître sa mère.

Le garçon est né le 18 octobre 1833 et a surement été baptisé le lendemain dans l’une des deux belles églises de la commune. (Notre-Dame ou Saint-Denis).

Désiré Isidore est né quasiment un an jour pour jour après le mariage de ses parents. Il est leur premier enfant. 
Sa mère, Rose Véronique Dubois est, elle aussi, née à Hodeng Hondeger et y a passé son enfance. Son père vient de Mauquenchy à 10 km de là.

Désiré Isidore est issu d'une famille d'exploitants agricoles. Ses parents étaient herbagers tout comme l’étaient ses grands parents paternels et maternels ainsi qu’un grand nombre de paysans normands. Élever des vaches rapportait plus que les cultures traditionnelles.

Carte Cassini - Parcours de vie de Désiré Roulland

Antonio Genesta et Antonia Tuduri, colons minorquins en Algérie au XIXe

Voici l'histoire de mes ancêtres minorquins Antonio Genesta et Antonia Tuduri, colons minorquins en Algérie du XIXe siècle. 

Né à Ciutadella de Minorque en 1826, fils de Joseph Genestar et Juana Barcelo et avant-dernier d’une fratrie de 5 enfants, Antonio Genesta, très jeune, part pour l’Algérie, tout comme son frère Rafael, pour y travailler comme journalier.
Il y épouse une jeune minorquine, originaire d’Alaior . La jeune femme de 4 ans sa cadette, Antonia Margarita Rosa Tuduri, est elle aussi venue tenter sa chance en Algérie avec ses parents, Geronimo Tuduri, Angela Frabregas et l’ensemble de sa fratrie.


Ces familles font partie de la deuxième vague d’immigration mahonnaise en Algérie, emmenant essentiellement des travailleurs de la terre. Employés dans les propriétés appartenant aux citoyens français, travaillant très dur et économisant pour exploiter leurs propres terres .

Les témoins de l’époque vantent les qualités du Mahonnais : " Il est cultivateur de naissance; il est sobre, économe dans son ménage et dans ses outils de culture, il est laborieux ; en outre il aime la vie de famille et a toutes les qualités de l’homme rangé et moral." Un autre précise " aux environs d’Alger, des mahonnais, habiles jardiniers, exploitent ces terres et les louent sur le pied de 1 000 à 1 500 francs l’hectare ; le voisinage du marché et la quantité d’engrais de la ville leur permettent d’assez beaux bénéfices. "

En 1880, on compte 10 000 mahonnais dans l’Algérois soit plus de 40% de la population minorquine.


Le couple de nouveaux mariés s’installe sur Alger où ils ont 4 enfants : Jeanne en 1850, Angélique, trois ans plus tard, Joseph en 1855 et Antoinette en 1861. La famille s’est entre-temps installée à Ain Taya puis au Cap Matifou au plus près de la famille d’Antonia : "Tony" y est mentionné comme étant cultivateur mais également aubergiste en 1861 .



Un peu plus de dix ans après la naissance de ses enfants, Antonia, que l’on surnommait "Antoinette" meurt à l’âge de 37 ans, en fin d’année 1868, laissant sa benjamine orpheline à 7 ans à peine.

Quatre mois jour pour jour après la mort de son épouse, Antonio se remarie avec la sœur de celle-ci: Margarita Rosa Angela Tuduri . La femme, de 10 ans sa cadette, est également veuve (impossible de retrouver l’acte de dèces de l’époux) et a une petite fille de 13 ans, Jeanne Marti . Les nouveaux époux ont très vite une fille, Marguerite, née en juin 1870.



En 1872, Antonio marie sa fille aînée, Jeanne, avec un minorquin plus âgé qu'elle: Pédro Carreras . Quatre ans après, le frère de ce dernier, Jean Carreras, épouse la sœur cadette, Angélique.
Quand à Joseph, devenu carrier, il épouse, en 1880, la demoiselle Jeanne Marie Orfila avec qui il a au moins 8 enfants dont certains fils qui seront blessés, cités, décorés pour bravoure lors de la Grande Guerre.
Enfin, Antoinette, épouse un maçon, Vincent Palmarini en 1886.


Antonio et sa deuxième épouse ont encore trois autres enfants : Antonia en 1875, Catherine deux ans plus tard et Antoine en 1882 . Antoine a donc 22 ans d’écart avec sa demi-sœur Jeanne .

L’ainée du deuxième lit, Marguerite, se marie en 1893 avec un français Michel Derhé. Antonia se marie à son tour, en 1897, avec Joachim Pesce, cultivateur, dont elle divorcera quelques années plus tard.


Marguarita Tuduri décède à Cap Matifou en décembre 1901 , quelque mois après sa fille cadette Catherine morte prématurément à 23 ans.

La date de décès d’Antonio nous est encore inconnue.



Antonio VAQUER , de l'Espagne à l'Algérie



Aujourd'hui, j'aimerais faire un petit portrait descriptif de mon autre arrière-grand-père maternel : Antonio Vaquer. Malgré le peu d'informations précises que j'ai pu récolter sur lui, j'ai la chance d'avoir en ma possession de magnifiques photos le concernant, lui et sa famille.

Angela Yborra, Antonio Vaquer et Maria Magdalena Ferrer

Zoé Sophie Bourdon, mère prolifique au XIXeme siècle à Monceaux l'Abbaye

Au cours de nos recherches généalogiques, nous rencontrons de nombreux ancêtres "invisibles". Cependant, en grattant un peu, il y a toujours une part de magie ou d'extraordinaire à découvrir dans leur vie. C'est le cas pour Zoé Sophie Bourdon, une des ancêtres de mon compagnon: elle mit au monde 19 enfants.